sexta-feira, 16 de fevereiro de 2018

América Latina, drogas


Pour une nouvelle politique sur les drogues en Amérique Latine

Par Ivonaldo Leite

En général, en Amérique Latine, les problèmes associés à la production, au trafic et à la consommation de drogues affectent la qualité de vie de la population et sont liés à des formes d’exclusion sociale et de faiblesse institutionnelle, générant davantage d’insécurité et de violence. L’Amérique Latine concentre la totalité de production globale de feuille de coca, de pâte base de cocaïne et de chlorhydrate de cocaïne. En outre, elle possède une production de marihuana qui s’étend sur divers pays et zones, destinée tant à la consommation interne qu’à l’exportation. Et, de plus en plus, elle produit du pavot et élabore opium et héroïne.
Selon une étude de la CEPAL*, la zone des Caraïbes continue d’être la voie la plus fréquentée pour le trafic de drogues vers les Etats Unis, mais la route du Pacifique, passant par l’Amérique Centrale, a gagné une importance relative. Dernièrement le transport fluvial a pris de l’importance, depuis les pays producteurs de cocaïne à travers le Brésil. La marihuana, suivie de la pâte base de cocaïne, du crack et du chlorhydrate de cocaïne sont les drogues illicites à plus forte consommation dans la région.
La production de drogues illicites en Amérique Latine a été caractérisée par l’expansion ou le déplacement continu des zones agricoles qui leur étaient destinées. De grandes populations de paysans et d’indigènes se sont incorporées aux cultures illicites du narcotrafic, et cette situation se maintient du fait que le rentabilité des cultures autorisées continue d’être négative, tandis que la production de marihuana, de coca et de pavot permet de plus forts revenus économiques. En Bolivie par exemple, au début des années 2000, on estimait, selon la CEPAL, que l’activité liée à l’économie de la coca générait environ 135 000 emplois, ce qui équivalait à 6,4% de l’emploi du pays.
Dans les pays comme la Colombie, le Pérou, la Bolivie et d’autres en moindre mesure, la population indigène et paysanne est utilisée par les narcotrafiquants pour la culture de coca, de marihuana et de pavot, compte tenu de leurs besoins économiques et des problèmes de place de leurs produits sur le marché; dans la forêt haute et moyenne du Pérou, l’état d’abandon et de pauvreté existants, les conditions écologiques et climatiques, l’articulation limitée avec les marchés, la faible rentabilité de la production, la carence d’alternatives économiques et la présence des mafias internationales dédiées au trafic illicite des drogues, ont favorisé une production de coca excédentaire. Ces facteurs prédisposent le producteur agricole à orienter son activité économique vers la culture de coca comme unique option qui lui permette de se procurer les ressources indispensables pour garantir sa survie familiale et collective.
Au niveau local du microtrafic apparait une participation croissante des femmes aux faibles revenus et des mineures, ce qui génère des problèmes judiciaires et pénaux sans précédents. Dans les zones de basse présence ou contrôle de l’Etat, le microtrafic se constitue facilement en stratégie de survie adoptée par les femmes chefs de foyers et même par des personnes du troisième âge aux faibles ressources. De nombreuses personnes aux faibles revenus finissent par abandonner leurs occupations premières du moment que le trafic de drogues leur procure des revenus substantiellement meilleurs. Dans de nombreuses enclaves urbaines d’Amérique Latine, le trafic de drogues génère ou renforce une culture de l’illégalité qui ronge les normes minimales de sociabilité. De cette manière, la violence générée en facteurs politiques et économiques a été renforcée par des violences générées en activités criminelles, spécifiquement par le narcotrafic. C’est une réalité présente, par exemple, dans des villes brésiliennes comme Rio de Janeiro.
La politique de guerre des drogues a échoué. Malgré l’augmentation des confiscations de drogues, malgré la détention de narcotrafiquants et la destruction de grands réseaux, les problèmes associés à la consommation de drogues n’ont pas diminué, et la disponibilité de drogues illicites sur les marchés ne s’est pas réduite. Cette politique accumule une série de contre-effets. Par exemple, parmi ceux-ci, on compte un nombre élevé de victimes en termes de mortalité et de morbidité, sans réduction de la consommation de drogues. Il existe aussi une quantité de « basses politiques » et de politiques pénales parmi la classe politique, les autorités civiles, judiciaires et policières, par effet de corruption. Dans certains contextes existent de sérieux désordres dans les relations politiques internationales, et parfois nationales, comme au Mexique. La répression supposée des drogues a aussi servi de prétexte pour imposer des positions politiques et idéologiques en Amérique Latine.
L’échec de la politique de guerre aux drogues a provoqué le développement d’optiques alternatives. L’utilisation de stratégies de réduction du dommage pour contrôler la demande de drogues dans d’importantes villes d’Europe a accompagné le processus croissant de municipalisation de la question. Dans cette perspective, l’éducation est appelée à jouer un rôle central dans les actions de prévention, en alliant par exemple des actions socioéducatives à la promotion de la santé.
Ceci, en accord avec la définition classique de promotion de la santé, est important (à travers l’éducation), car il est important d’offrir des orientations et des dynamiques aux personnes qui font usage de cette problématique de drogues afin qu’elles-mêmes agissent aussi pour l’amélioration de leur qualité de vie et de santé. Dans ce sens, il s’agit d’une formation qui doit englober les communautés au moyen de stratégies d’éducation populaire et de formation d’éducateurs sociaux.
Il s’agit donc de construire un nouveau paradigme de politiques sur les drogues, lequel s’appuie, entre autres, sur trois prémisses:
le rejet du type de médecine qui nie le droit de l’individu à disposer de lui-même et de son corps ;
la dénonciation d’intérêts politiques et idéologiques derrière des actions comme la « guerre contre les drogues »;
l’accueil humanitaire des personnes qui font usage problématique des drogues.
Ce sont quelques perspectives pour une nouvelle politique sur les drogues en Amérique Latine qui soit induite par l’éducation et la promotion de la santé.

segunda-feira, 5 de fevereiro de 2018

La séptima función del lenguaje


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Por Ramiro Quintana 

Las dos novelas publicadas por Laurent Binet (París, 1972) comparten un mismo señuelo: su asunto, nomás esbozado, resulta convocante. En HHhH, que salió en español en 2011, el autor se ocupaba del jerarca nazi Reinhard Heydrich, uno de los principales ideólogos del Holocausto, poniendo la lupa en la Operación Antropoide, es decir, el ataque del que la resistencia checa lo hizo objeto en mayo de 1942.
Ahora, en La séptima función del lenguaje, Binet toma como punto de partida la tarde del 25 de febrero de 1980 en que el crítico y teórico Roland Barthes, tras almorzar con el líder socialista François Mitterrand, es atropellado por una camioneta cuando cruzaba la rue des Écoles en dirección al Collège de France. El accidente no resulta fatal, pero aun así Barthes morirá, luego de pasar un mes internado en el hospital de la Pitié-Salpêtrière, víctima de complicaciones pulmonares.
Sin embargo, y he aquí el gancho de esta novela, Binet introduce desde el vamos la hipótesis de que a Barthes, en realidad, lo asesinaron. No es ésta, hay que decir, la primera vez que Barthes aparece como personaje en una novela ni será, vale aventurar, la última. Pero ahora vienen al caso dos de ellas: Mujeres (1983), de Phillipe Sollers, y Los samuráis (1990), de Julia Kristeva. Aunque fraseológicamente muy diferentes, estas novelas comparten, la una con la otra, un sesgo autobiográfico y crepuscular, y con La séptima función del lenguaje, un elenco conformado por la crema del estructuralismo y posestructuralismo, por los agitadores de la señera revista Tel Quel, por los representantes de lo que las universidades norteamericanas denominaron French Theory. Aparecen Jacques Lacan, Michel Foucault, Louis Althusser, Jacques Derrida, Gilles Deleuze y Tzvetan Todorov, entre muchos otros, y Binet, claro, no pierde oportunidad aquí de convertir también en personajes centrales a Sollers y a Kristeva. Cualquiera de los mencionados es sospechoso, en este policial con pretensiones semiológicas, de haber participado en la muerte de Barthes. Pero ¿por qué querían asesinar al autor de Fragmentos de un discurso amoroso? Para robarle un manuscrito de dos carillas en el que se formula la "séptima función del lenguaje", una función de carácter performativo, que "permite a quien la domina convencer a cualquiera de cualquier cosa en cualquier circunstancia". Tal función se suma, pues, a las seis funciones del lenguaje registradas por el lingüista Roman Jakobson. La motivación para quedarse con ese manuscrito es, tanto por parte de los políticos como de los intelectuales, obvia: la obtención de poder. Bien puede tratarse del sillón presidencial de Francia, bien de adueñarse del máximo título del Logos Club, asociación semisecreta en la que se dan cita intelectuales y políticos para enfrentarse en duelos retóricos.
Como todo relato policial, La séptima función del lenguaje también tiene sus investigadores. Suerte de Sherlock Holmes y Dr. Watson algo desangelados, aquí la dupla la conforman Jacques Bayard, un cerril comisario de policía que combatió en la guerra de Argelia, y Simon Herzog, un progresista profesor universitario con conocimientos en semiología. El itinerario investigativo los lleva a sitios variopintos: un sauna gay frecuentado por Foucault, la Drogheria Calzolari de Bolonia donde se encuentran con Umberto Eco, la Cornell University de Nueva York, en la que se celebra un congreso sobre el giro lingüístico.

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Publicado por La Nación - https://www.lanacion.com.ar/1998038-resena-la-septima-funcion-del-lenguaje-de-laurent-binnet

sábado, 3 de fevereiro de 2018

Los días

Por Juan Carlos Onetti

Casi en el mediodía, el hombre me rociaba de arena, empujando con el pie desnudo. Me volvía, medio dormida, desperezándome a la sombra de la cara inclinada y sonriente. El hombre cambiaba o alteraba un poco, con frecuencia, sus mallas de baño. Pero la aguda cara permanecía igual e incomprensible, sonriéndome. La cara recordaba con intensidad a un animal conocido. Y, al mismo tiempo, siguiendo sin esfuerzo las líneas del rostro había allí una expresión de inteligencia humana y maliciosa.
Sólo a fines de abril, lejos, en un otoño destemplado, pude comprender cuán semejante era la cara a la de un fauno pequeño y jovial.
Extendida en la hondonada llena de hierbas, no podía divisar los extremos del hotel y las rocas. La playa se reducía a un triángulo cuyas puntas se clavaban con firmeza en el horizonte.
Una mañana el mar era azul, grave, alzando repentinas olas contra la arena. Las tres muchachas iban paseando por la orilla, despacio. Sólo me llegaban las risas, sin concierto, menudas risas líquidas, con la misma música que hacían las aguas al amanecer, en la lejana punta rocosa.
Nada más que a una hora, en el alba, podía escucharse la música. Desde cualquier punto en que me colocara, la sentía acercarse oblicuamente, nerviosa, con el mismo andar soslayado de los caballos de raza que paseaban por la arena en el alba.
Los colores de las mallas de las tres muchachas aparecían, en el sol enfurecido, fríos y extraños. Azul oscuro las de los dos extremos, pantalones azules y camisilla blanca vestía la más alta, que iba a largos pasos entre las amigas, desprendiéndose un trecho, alcanzada en seguida.
Hubiera querido vestir a las muchachas con naranjas y amarillos, rojos violentos. Pero luego descubrí que los graves azules de las mallas y la blancura de la camisilla se correspondían con el mar, en una réplica amistosa que sólo muchachas en la mañana podían dar. Las vi, al regreso, pasear por la orilla de diminuta y mansa ola, con el sonido de las risas, manchas de agua y de luz en los pies descalzos, que empujaban e iban formando con los colores de sus trajes.
Desde la carpa del club alemán, próxima e invisible, llegó una voz masculina. Arrulló, alegre y misteriosa, una risa de mujer. Y en seguida entre carcajadas:
—¡No miréis donde el sol no miró!...
Podía imaginarme sola hasta las diez. Por el camino retorcido entre tamarices se acercaban pasos y una voz sajona. Desembocaban a mi derecha y tomaban posesión de su pedazo de playa, clavando una enorme sombrilla de colores. El hombre era rubio o canoso, atlético, con una risa que quería decir: “Lindo, a la mañana, en la playa, el aire y el sol, ¿eh?”. Su risa terminaba siempre en pregunta, levemente. La mujer no contestaba. Desnudaba al niño y le azuzaba después para que la persiguiera, gateando. Llevaba pantalones cortos, blancos sobre la malla, y anteojos oscuros. Avanzaba en línea recta hacia el mar, las manos en la espalda. Era visible su fe en el alma del agua. Avanzaba, siempre recta, hasta la orilla para saludar el mar y tributarle alguna cosa.
Una vez el hombre llamó a la mujer de pantalones blancos: “Tuca”. Era cercano el mediodía y las gaviotas, al sonar el nombre, iniciaron el vuelo de reconocimiento, chillando sobre el pedazo desierto de playa.
Cuando llegaba el momento de tostarme la espalda, buscaba despedirme de la playa con una rápida mirada. Una nueva y poderosa sabiduría mandaba ahora en mi cuerpo y era forzosa la obediencia. Quedaba con la cara escondida entre los codos, pasando en seguida al mundo de los filosos pastos amarillos y las hormigas. Pero nunca pude comprender la actividad de los insectos, sus carreras indecisas, eternamente buscando. Les sonreía, soplando unos pocos granos de arena para cubrirlos y verlos resucitar, a la tercera tentativa, de entre los muertos.
Atrás y arriba mío el mar resoplaba, más fuerte entonces, balanceando y hundiendo las insignificantes voces humanas que buscaban reconstruir para mí la playa perdida. Y, cuando no era posible soportar el sol en los hombros y en los riñones, una sombra venía de cualquier parte.
—¿Dormía?
Yo levantaba entonces la mejilla arenosa para saludar. Todas las tardes, al anochecer había olvidado la cara del vecino de playa. Ahora, en la mañana, volvía a conocerla. La risa, alargándole los ojos, prometía revelar la clave del rostro, el signo que permitiría recordarlo siempre.
—¿Cómo se siente hoy?
Yo me sentía siempre bien, aunque un poco menos cuando él se acercaba. Lo veía como a un mensajero de mil cosas que me molestaba recordar. Llegaba siempre el momento en que, estirado, apoyado el cuerpo en los codos, el hombre sonreía a su propio pie en movimiento y murmuraba:
—¿Sabe lo que me dice en la carta de hoy?
—¿Eduardo? ¡Una carta por día! A veces pienso que usted las inventa.
—Si quiere verlas... De lejos, claro. No todo es hablar de usted.
—No. Ni de lejos. ¿Pero no es posible que entienda lo que significa no tener relación con nadie? Hombre o mujer, en ninguna parte del mundo. No hay nada más que la playa y yo.
—Gracias.
—Bah. Usted no existe, como individuo. Está en la playa simplemente.
—Bueno. ¿No piensa escribirle más?
—No puedo. Mire: soy feliz. ¿Qué puedo decirle a Eduardo?
El hacía una mueca de burla y se callaba. Antes de irse, insistía:
—Claro que Eduardo es inteligente y puede comprenderlo. Pero usted ya está bien. Tendrá que volverse. Si se fabrica complicaciones por adelantado...
Lo despedía moviendo la mano y volvía a echarme.
Recién una mañana en que la sombrilla de colores fue clavada más temprano, pude conocer el secreto de la mujer de los pantaloncitos blancos. Caminaba hacia el mar, como siempre, con las manos unidas en la espalda. Segura de la soledad en aquella hora, se hizo traición: la vi ofrecer al mar las piernas, el movimiento de las piernas en marcha. En cuatro patas, el niño se había detenido y contemplaba inmóvil, con un pequeño y confuso espanto, los pasos de su madre. Comprendí la calidad marina de aquellos pasos, un poco entrecortados, repentinamente veloces, con la marcha disparada de los crustáceos. Suspendidos, en suaves movimientos donde participaba la totalidad de las piernas, como curvas de peces en luz. Acariciando con calma el aire, hasta no ser más que un puro contacto. Y en seguida el mar rodeaba las piernas, trepando, y era allí donde se quebraba con más fuerza, con un ronquido de bestia que reconoce después de olfatear.
Recuerdo que tuve desde entonces un gran cariño por la marcha de aquellas piernas flacas.
Había presentido, anteriormente, aquella libertad, el sentimiento de libertad que me llenaba la playa en las mañanas iluminadas.
Era como si alguno, diestramente, aflojara todas mis ligaduras. Me sentía instalada en un tiempo remoto, segura en mi tierra despoblada, antes de la tribu y los primeros dioses.
Una embarcación pasaba entre la isla y el horizonte. Oía a un pájaro picotear la madera de un árbol. Aquella mañana, la última, me dijo el hombre:
—Hola. Estaba dormida, ¿eh? Bien, distinguida y apreciada señorita... Sucede que... La carta de hoy.. Ultimátum, damisela. Inaplazable. Se le da plazo para telefonear hasta la una. Puede hacer lo que quiera. ¿Se fijó en las nubes a la izquierda? Tormenta. Lo dice un viejo lobo de mar. Le debe quedar una media hora de plazo. Estoy seguro de que se va a arrepentir. De todos modos, ya está curada. Día más o menos, tendrá que volver. ¿Entonces? Ya relampaguea del lado del hotel. No le conviene resfriarse.
Se levantó riendo, mirando las nubes que se acercaban. Antes de irse volvió a sonreírme. En la cara, entonces, no tuvo más que una expresión de burla mezquina, un desprecio agresivo. Estaba segura de que iba a telefonear a Eduardo.
Me levanté un poco después, envolviéndome en la bata. Recuerdo haber mirado el cielo oscurecido y, en seguida, la playa. Mi mirada fue sostenida y devuelta por el mar, la orilla húmeda y lisa, la mujer de los pantalones blancos, el niño, los pastos humildes y alargados. Todo aquello, tan antiguo y tercamente puro, todo aquello que me había alimentado con su sustancia, día tras día.
Mientras esperaba la comunicación en la cabina del teléfono, ya en el hotel, oía el ruido de los truenos y los primeros golpes de agua en las vidrieras. La voz de Eduardo empezó a repetir, lejana: “Hola, hola... ¿Quién? Hola...”. Detrás de la voz, más allá del rostro que la voz formaba, imaginé percibir el zumbido de la ciudad, el pasado, la pasión, el absurdo de la vida del hombre.
Desde el coche, yendo a la estación, derrumbada entre maletas, busqué el pedazo de playa donde había vivido. La arena, los colores amigos, la dicha, todo estaba hundido bajo un agua sucia y espumante. Recuerdo haber tenido la sensación de que mi rostro envejecía rápidamente, mientras, sordo y cauteloso, el dolor de la enfermedad volvía a morderme el cuerpo.

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Publicado por http://letras-uruguay.espaciolatino.com/onetti/convalecencia.htm. 

sexta-feira, 26 de janeiro de 2018

Brasil: o limite da sanha anticorrupção, o futuro imprevisível e o recomeço para pensar o país



Por Vladimir Safatle
(Professor Livre-Docente do Departamento de Filosofia da USP)

Nesta semana, o Brasil assistiu a primeira condenação de um ex-presidente na história de sua República.
Será também a primeira vez que o principal candidato a eleição presidencial não poderá concorrer por ter sido impedido devido à ação do Poder Judiciário. O próximo passo deverá ser a primeira prisão de um ex-presidente no Brasil.
É claro que uma das questões políticas mais discutidas nos próximos dias será: o que isto realmente significa?
Afinal, o que estamos a ver: o sinal exemplar do fortalecimento de um Poder Judiciário autônomo capaz de combater a corrupção nas mais altas esferas do Estado ou o último capítulo de um golpe visando aniquilar as possibilidades de um dos grupos políticos hegemônicos na política brasileira das últimas décadas voltar ao poder?
Note-se que, para funcionar, a tese da condenação de Lula como expressão da nova força do Poder Judiciário precisaria de fatos complementares que não existem na realidade brasileira atual.
Não é difícil perceber que os casos de corrupção condenados giram todos em torno, basicamente, de Lula, de seus operadores e de seus apoiadores.
A ala do MDB na cadeia (Sérgio Cabral e cia) é uma ala majoritariamente lulista. Eduardo Cunha (que não era ligado a Lula) está lá por ter se tornado muito perigoso para o funcionamento normal das negociatas do grupo no governo. Os outros todos estavam no núcleo de poder comandado pelo PT.
Ou seja, a sanha anticorrupção vai até Lula e termina nele. No entanto, para ser uma expressão de nova realidade do Poder Judiciário ela deveria, desde o início, ter sido devastadora também para os outros atores e setores da vida política nacional, o que simplesmente não foi o caso.
Um país onde Lula é condenado e Temer é presidente e Aécio Neves senador é algo da ordem do escárnio.
Por outro lado, o uso político do Judiciário é uma especialidade nacional. Durante a ditadura, o número relativamente baixo de mortes foi compensado pelo numero impressionantemente alto de processos jurídicos contra opositores reais e potenciais.
No entanto, o exercício de reduzir os casos e envolvimentos explícitos do governo Lula e Dilma em processos de corrupção a peças de ficção é algo que explicita uma regressão política séria de setores da vida nacional.
Até porque, agora fica claro como funciona a relação entre norma e poder no caso brasileiro.
O funcionamento normal do governo brasileiro é através da quebra da norma, nada disto mudou com novos grupos políticos no poder.
Mas mesmo que a corrupção seja fato generalizado, a aplicação da lei será feita a partir das circunstâncias e interesses políticos do momento.
Ou seja, todos estão fora da lei e é importante que todos exerçam o poder fora da lei, pois quando a lei for aplicada, ela poderá pegar, de maneira seletiva, quem quiser.
A grande ilusão que impulsionou certos setores da vida nacional em torno de Lula foi acreditar estar seguro em uma "governabilidade" desta natureza, ao invés de realmente lutar para mudá-la e perceber que não haveria espaço real dentro dela.
O que o julgamento de Lula mostrou foi simplesmente o contrário. Seu destino é a expressão do colapso de todo horizonte de conciliação na política nacional, com seu preço a pagar em moedas de grandes empreiteiras.
Ao decidir pelo destino de Lula, o núcleo duro do poder nacional, este que continuará intocado mesmo quando pego em grampos fazendo prevaricação explícita nos palácios da República, sinaliza que não haverá mais conciliação alguma entre grupos políticos.
No entanto, por mais paradoxal que isso possa parecer, as lágrimas de Lula são para uma conciliação que ele gostaria de encarnar novamente e da qual percebe ter sido simplesmente descartado.
Se estivéssemos em uma situação mais favorável, estaríamos a tentar analisar o verdadeiro saldo político deste processo, compreendendo quão surreal é discutir questões como "proporcionalidade das penas" ou "consistência do rito jurídico" nessas circunstâncias.
Pois talvez a boa questão para recomeçar a pensar o país seja, ao final: "sabendo que, por esta via conciliatória, o saldo final seria uma condenação a 12 anos de prisão, o que você faria no governo?"

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Fonte: http://www1.folha.uol.com.br/colunas/vladimirsafatle/. Título original: 'A sanha anticorrupção no Brasil vai até Lula e termina nele'. 


segunda-feira, 22 de janeiro de 2018

Educación y promoción de la salud para una nueva política sobre drogas en América Latina


Image result for Obra 'Abismo', em 3 D, de Eduardo Kobra
Obra 'Abismos', 3D, de Eduardo Kobra, em frente ao
Memorial da  América Latina-SP


Por Ivonaldo Leite

En general, en Latinoamérica, los problemas asociados a la producción, el tráfico y consumo de drogas afectan la calidad de vida de la población y están ligados a formas de exclusión social y debilidad institucional, generando mayor inseguridad y violencia. América Latina concentra la totalidad de producción global de hoja de coca, pasta base de cocaína y clorhidrato de cocaína. Además de esto, posee una producción de marihuana que se extiende hacia distintos países y zonas, destinada tanto al consumo interno como a la exportación. Y, crecientemente, produce amapola y elabora opio y heroína.
Conforme un estudio de la CEPAL, la zona del Caribe sigue siendo la ruta más frecuente para el tráfico de drogas hacia los Estados Unidos, pero la ruta del Pacífico, pasando por América Central, ha ganado importancia relativa. En los últimos tiempos ha cobrado importancia el transporte fluvial desde los países productores de cocaína a través de Brasil. La marihuana, seguida de la pasta base de cocaína, el crack y el clorhidrato de cocaína son las drogas ilícitas de mayor consumo en la región.
La producción de drogas ilícitas en Latinoamérica ha estado caracterizada por la expansión o el desplazamiento continuo de áreas agrícolas destinadas a la misma. Grandes poblaciones de campesinos e indígenas se han incorporado a los cultivos ilícitos del narcotráfico, y esta situación se mantiene debido a que la rentabilidad de los cultivos lícitos sigue siendo negativa, mientras la producción de marihuana, coca y amapola permite mayores ingresos económicos. Tan sólo en Bolivia, a principios de los años 2000, se estimaba, según la CEPAL, que la actividad vinculada a la economía de la coca generaba alrededor de 135.000 empleos, lo que equivalía a un 6,4% del empleo del país.
En países como Colombia, Perú, Bolivia y otros en menor medida, la población indígena y campesina es utilizada por los narcotraficantes para el cultivo de coca, marihuana y amapola, dadas sus necesidades económicas y los problemas de la colocación de sus productos en el mercado. En la selva media y alta de Perú, el estado de abandono y pobreza existente, las condiciones ecológicas y climáticas, la limitada articulación con los mercados, la baja rentabilidad de la producción, la carencia de alternativas económicas y la presencia de las mafias internacionales dedicadas al tráfico ilícito de drogas, han promovido una producción de hoja de coca excedentaria. Estos factores predisponen al productor agrícola a orientar su actividad económica al cultivo de coca como única opción que le permite procurar los recursos indispensables para garantizar su sobrevivencia familiar y colectiva.
En nivel local del microtráfico destaca una creciente participación de mujeres de bajos ingresos y de menores, lo cual genera problemas judiciales y penales que no tienen precedentes. En zonas de baja presencia o controlo del Estado, el microtráfico se constituye fácilmente en una estrategia de supervivencia adoptada por mujeres con jefatura de hogar e incluso por personas de la tercera edad de escasos recursos. Muchas personas de bajos ingresos terminan abandonando sus ocupaciones previas dado que el tráfico de drogas le provee ingresos substancialmente mayores. En muchos enclaves urbanos de América Latina, el tráfico de drogas genera o refuerza una cultura de la ilegalidad que corroe las normas mínimas de sociabilidad. De esta manera, la violencia generada en factores políticos y económicos ha sido reforzada por violencias generadas en actividades criminales, específicamente pelo narcotráfico. Esta es una realidad presente, por ejemplo, en ciudades brasileñas como Río de Janeiro.
La política de guerra a las drogas ha fracasado. Pese al aumento de las capturas de drogas, a la detención de narcotraficantes y a la destrucción de grandes redes, los problemas asociados al consumo de drogas no han disminuido, y la disponibilidad de drogas ilícitas en los mercados no se ha reducido. Esa política acumula una serie de contra-efectos. Por ejemplo, entre los ellos, se cuentan un alto número de víctimas en términos de mortalidad y morbilidad, sin una reducción en el consumo de drogas. También hay un alto número de “bajas políticas” y penales entre la clase política, las autoridades civiles, judiciales y policiales, por efecto de la corrupción. En algunos contextos existen serios trastornos en las relaciones políticas internacionales, y en otros casos en las nacionales, como en México. La supuesta represión a las drogas también ha servido de pretexto para imponer posiciones políticas e ideológicas en Latinoamérica.
El fracaso de la política de guerra a las drogas ha llevado al desarrollo de enfoques alternativos. En ese sentido puede ser referido el paradigma de reducción del daño. El uso de estrategias de reducción del daño para controlar la demanda de drogas en importantes ciudades de Europa ha acompañado al creciente proceso de municipalización del manejo de la cuestión. En esta perspectiva, la educación está llamada a desempeñar un papel central en las acciones de prevención, aliando, por ejemplo, acciones socioeducativas y promoción de la salud.
Esto es, de acuerdo con la definición clásica de promoción de la salud, es importante (a través de la educación) ofrecer orientaciones y dinámicas a las personas que hacen uso problemático de drogas para que ellas mismas también actúen en la mejora de su calidad de vida y salud. En ese sentido, se trata de una capacitación que debe involucrar a las comunidades mediante estrategias de educación popular y de formación de educadores sociales.
Se trata, pues, de construir un nuevo paradigma de políticas sobre drogas, el cual se apoya, entre otras, en tres premisas: el rechazo del tipo de medicina que niega el derecho del individuo a disponer de sí y de su cuerpo; la denuncia de intereses políticos e ideológicos detrás de acciones de la llamada guerra a las drogas; la acogida humanitaria de las personas que hacen uso problemático de drogas. Estas son algunas de las perspectivas para una nueva política sobre drogas en América Latina que sea inducida por la educación y la promoción de la salud.


segunda-feira, 15 de janeiro de 2018

Uruguai e estudo global sugerem novo olhar sobre drogas

Por Clóvis Rossi

Feliz coincidência: no mesmo dia em que Sylvia Colombo relatava com a competência habitual o andamento do programa uruguaio de venda legal de maconha, a Comissão Global sobre Política de Drogas divulgava novo relatório, no qual condena as políticas atuais baseadas na repressão —a chamada "guerra às drogas".
No que coincidem os dois assuntos? Simples: o relato de Sylvia Colombo mostra que caíram 18% os crimes relacionados ao narcotráfico desde o início da implantação do sistema, faz apenas seis meses.
Do meu ponto de vista, qualquer programa relativo às drogas tem que ter como alvo exatamente isso, ou seja, reduzir a violência associada inexoravelmente a qualquer produto considerado ilegal.
É o que de certo modo diz o relatório da Comissão Global, que enfatiza "o custo humano de políticas equivocadas, a inabilidade delas para reduzir a produção e o consumo de drogas ilegais e para brecar [a ação] de organizações criminosas".
A Comissão não é um conglomerado de palpiteiros. Dela fazem parte, além de especialistas, como é indispensável, executivos e um punhado de ex-chefes de governo, do Maláui à Suíça, passando pelo Brasil (Fernando Henrique Cardoso), Chile (Ricardo Lagos) e México (Ernesto Zedillo). Sem mencionar Kofi Annan, ex-secretário-geral da ONU.
O relatório deste ano elenca princípios para reformar as políticas de drogas, que resumo a seguir:
1. A medida preliminar de sucesso [das novas políticas] deveria ser a redução do dano à saúde, à segurança e ao bem-estar de indivíduos e da sociedade. Ou, posto de outra forma, não se advoga um "liberou geral" que possa eventualmente causar danos à saúde.
2. Respeito aos direitos humanos e à saúde pública. "A criminalização, estigmatização e marginalização de pessoas que usam drogas e daqueles envolvidos nos estágios mais baixos do cultivo, produção e distribuição, precisam acabar. Pessoas com uso problemático de drogas precisam ser tratadas como pacientes, não como criminosos."
3. Novas políticas deveriam ser uma responsabilidade globalmente compartilhada, mas também precisam levar em conta as diferentes realidades, políticas, sociais e culturais. Deveriam também permitir experiências com a legalização regulada de drogas no nível nacional.
4. "Políticas de drogas têm que ser perseguidas de uma maneira abrangente, envolvendo pessoas que usam drogas, famílias, escolas, especialistas em saúde pública e em desenvolvimento e líderes da sociedade civil, em parceria com agências de aplicação da lei e outros corpos governamentais relevantes."
Ou seja, não se trata de "chutômetro" nem de aventureirismo nem de improvisação. O importante é que o tema entre na agenda da sociedade, o que, no Brasil, está longe  demais de acontecer. 
Não é assunto para poucos: a Comissão afirma que cerca de 250 milhões de pessoas (praticamente a população brasileira) usaram drogas ilegais em 2016. Delas, 11,6% são viciados ou são considerados problemáticos com o uso da droga.
Seria importante, pois, que o tema figurasse na agenda da campanha de 2018.

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Fonte: Folha de São Paulo, versão para assinantes, edição do dia 14/01/2018. 


domingo, 14 de janeiro de 2018

A dimensionalidade do infinito



Por Leont Etiel 

Nas serras e vales
o vento sussurrante que sopra
No cimo
a vida que se apresenta, outra vida
A mão que se estende a muitos
e é recusada
A palma da mão que se  abre à “natureza bruta”
e é aceita sem hostilidade
Intermitências romântico-surrealistas
O encantado, o martelo encantado da liberdade natural
A estrela da manhã, a senda que reluz
Nas serras e vales, o cimo
do passageiro inter-estelar
A infindável viagem
na dimensionalidade do infinito